Archives Mensuelles: février 2017

Contribution de Soins Coordonnés à l’ouvrage du Cercle Vivienne

Le Cercle Vivienne est un think tank dont l’objet est de débattre sur la protection sociale. Son ouvrage intitulé « Système de santé; aux grands mots les grands remèdes  » a pour objet d’appliquer cinq scenarii prospectifs à l’avenir de notre système de système.

Dans une deuxième partie, il offre aux « Amis du Cercle Vivienne », parmi lesquels Martial Olivier-Koehret, président de Soins Coordonnés, un espace d’expression portant sur différents enjeux du système de santé, dont notamment la vaccination.

Pour lire la contribution de Martial Olivier-Koehret ou commander cet ouvrage, contactez le Cercle.

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Martial Olivier-Koehret, président de Soins Coordonnés, invité de Check Up Santé sur BFM TV ce week-end

Invité par Fabien Guez, l’animateur de BFM TV, RMC et BFM TV Business, Martial Olivier-Koehret, président de Soins Coordonnés, interviendra sur le nouveau paradigme du système de soins en compagnie de Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF, et de Lucas Vanryb, fondateur de Kineqantum.

Pour le voir ou l’écouter, rendez-vous

Samedi 25/02:  11h30-12h00/ 18h30-19h

ou

Dimanche 26/02: 06h30-7h00 / 16h30-17h/  23h30-23h59

  • sur vos télévisions ou vos radios (BFMTV ou RMC) :

 

Vous pourrez également retrouver le replay de l’émission en cliquant ici
Plus d’infos sur Check Up Santé

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Dans le Généraliste, un dossier sur le financement des maisons de santé

A noter dans le Généraliste du 3 février 2017, un dossier mettant en avant la complexité du financement des maisons de santé , que cela concerne le financement des bâtiments, de la coordination, des aspects administratifs.

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Troubles du spectre de l’autisme : suivre une famille, en tant que médecin généraliste

Suivre une famille, s’assurer consultation après consultation qu’un bébé puis un petit enfant se développe harmonieusement d’un point de vue neurologique et psychique, être à l’écoute des inquiétudes des parents sont au cœur de mon activité de médecin généraliste.

Il s’agit notamment de faire la part des choses entre les inquiétudes sans fondement de tout parent quant à son enfant et les signes d’alerte qu’ils sont le plus souvent les premiers à ressentir.

Même – et surtout- quand ils sont minimes ces signes d’alerte doivent être pris en compte par le médecin. Bien que cela demande un peu de temps et beaucoup d’écoute, c’est notre rôle.

En particulier, c’est au cours de cette période de développement que peuvent commencer à se manifester des troubles comme les TSA, troubles du spectre de l’autisme : une inquiétude récurrente des parents.

Repérer ces troubles et leurs évolutions dans le temps est mon quotidien. D’autant plus que le médecin est dépositaire de la confiance des parents et a l’occasion de consulter régulièrement les bébés et les petits enfants.

Lorsqu’un trouble est repéré, il faut à la fois accompagner les parents, annoncer objectivement et avec empathie la nécessité d’explorer la situation, réaliser des examens, demander des avis. L’équilibre est difficile car, dans le même temps, il ne faut pas céder à l’envie de rassurer ou de préserver les parents (et soi-même) d’un diagnostic difficile. Il ne faut pas, non plus, s’engager dans une spirale d’avis ou d’examens qui –quel que soit le résultat- marqueront à jamais une famille.

Ces familles sont en demande d’accompagnement, de disponibilité et d’écoute. Même si je n’ai pas réponse à tout, encore faut-il leur fournir l’espace pour que toutes leurs questions puissent s’exprimer et que je puisse, de mon côté, assumer et expliquer mon absence de réponse.

Alors que l’accompagnement dans les TSA est de longue durée, avec des séquences plus acceptables pour certaines, difficiles pour d’autres, ma mission de médecin généraliste est d’être là en tant que de besoin, de combiner disponibilité et proximité. Il s’agit aussi de faire appel à mon réseau de correspondants, d’établissements et aussi de démarches à conseiller.

Médecin généraliste, je suis l’acteur essentiel du parcours de soin de chaque malade qu’il s’agisse de donner des soins, ou de mobiliser d’autres intervenants au bon moment.

 

Martial Olivier-Koehret

17 février 2017

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#Vaincre les déserts médicaux : interview par la FHP-MCO

Cette interview est tirée de la newsletter de la FHP-MCO publiée le 1er février. Pour la consulter, cliquez ici.

Quel diagnostic posez-vous sur les mesures déployées pour lutter contre les déserts médicaux aujourd’hui ?

Les mesures mises en œuvre jusqu’à aujourd’hui ne sont pas pensées dans une logique de politique générale à l’égard des déserts médicaux ; elles se superposent sans apporter de réponse de long terme. Au fil des plans de lutte, les mêmes solutions sont proposées sans que l’évaluation des précédentes ne soit réalisée, ni que des améliorations significatives ne soient constatées sur le terrain.
Certaines mesures proposées sont inadaptées à la réalité du terrain. Par exemple, proposer une augmentation du numerus clausus, c’est non seulement penser l’offre sans penser la demande : si vous arrosez le désert vous n’y verrez pas pousser de nouvelles cultures par magie. C’est aussi oublier qu’il faut presque 10 ans pour former un médecin généraliste, mais surtout que peu de médecins formés s’installent effectivement en libéral et encore moins en tant que médecin généraliste de plein exercice. Quant aux mesures coercitives telle que l’obligation d’installation, elles sont inefficaces et entraînent un rejet de la spécialité par tous, au premier rang desquels les étudiants.
Certaines propositions existantes sont intéressantes même si elles ne représentent pas en soi, une réponse à part entière au problème : c’est le cas des incitations financières, de la télémédecine ou de l’exercice en maisons de santé.
Prenons les maisons de santé, par exemple : elles apportent ça et là un embryon de réponse mais ne peuvent être l’unique modèle de l’exercice coordonné. Tout simplement car elles ne répondent pas toujours aux besoins. Outre l’absence de modèle économique et les lourdeurs administratives qu’elles représentent, la concentration de professionnels autour de pôles souvent excentrés peut créer de nouvelles difficultés d’accès pour certains patients.

Selon vous, quels devraient être les 2 ou 3 premières décisions d’urgence qu’il faudrait prendre pour efficacement lutter contre les déserts médicaux ?

La lutte contre les déserts médicaux doit s’engager au travers de mesures de court, moyen et long terme. Il importe de commencer par conforter et préserver l’existant : cela signifie soutenir les professionnels qui exercent déjà dans les zones tendues. Pour cela, nous développons dans notre livre plusieurs mesures permettant de valoriser et soulager les médecins généralistes de plein exercice (nous les appelons les Medge*) .
Parmi les décisions à prendre très rapidement, il faut évidemment permettre aux Medge de devenir maîtres de stage de façon automatique et développer les stages en zones tendues.
On peut aussi imaginer une prise en charge des cotisations sociales des Medge en zones tendues, ou encore une mise en place d’un vrai service de remplacement des professionnels de santé etc. Ce sont des mesures assez simples à mettre en œuvre mais qui peuvent avoir un réel impact.
En parallèle, il est essentiel d’organiser le premier recours autour d’équipes de soins primaires coordonnées au sein desquelles les compétences de chaque professionnel de santé (pharmaciens, infirmiers, biologistes etc.) sont respectées et maximisées. Au sein de ces équipes, il sera possible de penser une vraie logique de parcours et de faire vivre le lien entre la ville et les établissements de santé.

Quel est le rôle que les cliniques peuvent ou doivent jouer dans ce dispositif ?

La mise en place d’une réponse coordonnée des professionnels de ville permettra de soulager les établissements aujourd’hui trop fortement sollicités et de concentrer leur expertise sur les missions qui leur sont dévolues depuis la loi HPST, à savoir la prise en charge des urgences et les actes et consultations techniques qui relèvent d’une haute technicité (interventions chirurgicales, consultations de spécialistes, etc.).
En ce sens, les cliniques ont un véritable rôle à jouer dans l’organisation du parcours de santé du patient. Cela ne pourra se faire sans un renforcement de la coordination entre la ville et les établissements. La LMSS en offre l’opportunité en permettant la création de communautés professionnelles territoriales de santé qui offrent une possibilité de réponse structurée en ville aux besoins des patients en même temps que des interlocuteurs identifiés aux acteurs du 2e recours.

Consulter le livre #Déserts médicaux : quels leviers pour sortir de l’impasse ? 
Il est publié chaque semaine, chapitre après chapitre, depuis le site évènementiel vaincrelesdesertsmedicaux.com

 

* Notre définition du Medge : le Medge est un médecin généraliste de plein exercice conventionné qui accepte tous les patients quel que soit leur âge ou conditions, sans rendez-vous, et qui accepte une mission de santé publique pour répondre aux besoins prioritaires des patients des zones

 

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